Une colonie qui ignore la nourriture inquiète, mais c’est souvent normal. Voici, dans l’ordre, ce qu’il faut vérifier.

À l’automne, les espèces européennes ralentissent avant l’hivernage : elles mangent beaucoup moins de protéines, puis presque plus rien. C’est normal. Le calculateur d’hivernage te dit quand commencer.
En dessous d’environ 20 °C, la plupart des colonies mangent peu et le couvain grandit lentement. Au-dessus de 30 °C, elles peuvent aussi se cacher. Vise 22–28 °C selon l’espèce.
Les protéines servent surtout à nourrir les larves. Sans larves (seulement des œufs ou des cocons), la colonie refuse souvent les insectes et ne prend que du sucre. Les protéines reviennent avec les nouvelles larves.
Des ouvrières au ventre bien rond (abdomen gonflé) ont déjà fait le plein. Une colonie trop nourrie laisse les restes : réduis les quantités.
Une colonie qu’on vient de déplacer, de manipuler ou d’éclairer peut arrêter de sortir quelques jours. Laisse-la au calme et dans le noir.
Si la colonie ne mange plus et que des ouvrières meurent en nombre, que la reine ne pond plus en pleine saison ou que le couvain disparaît, cherche une autre cause : eau du tube finie, chaleur, produit toxique, moisissure (voir moisissure dans le nid).
Une baisse d’appétit pendant quelques jours ou semaines, sans morts, est presque toujours une de ces causes normales.
Souvent parce qu’il n’y a pas de larves : les protéines servent surtout à les nourrir. Elles prennent alors seulement du sucre.
Oui. Les espèces européennes ralentissent avant l’hivernage.
Plusieurs semaines si elle a de l’eau, surtout au frais. L’eau est plus urgente que la nourriture.
Les quantités et durées sont des repères moyens, pas des règles. Ajuste toujours selon ce que tu observes dans ta colonie (restes, appétit, couvain).